Ne lâchez pas les Rennes !

Je viens de recevoir une lettre de la mère Noël, et c’est pas du joli, ah oui c’est vrai ça ! Au risque de faire tomber quelques idoles de leur piédestal, je vous la retranscris.

Chère mère Denis,

C’est pas une vie la vie que je vis. Chaque année je vois arriver cette période avec une angoisse montante.

Mon bonhomme devient comme fou, comme possédé. Il passe sa vie avec les lutins (c’est très sale un lutin), il mange des chocolats toute la sainte journée, il reste au travail jusqu’à des heures indues, il me revient le soir épuisé, avec sa houppelande rouge ruinée, tachée de vert de sapin, de graisse de phoque et d’autres choses que je ne vous dis même pas… (sachez par exemple que le crottin de renne, c’est pas la chose la plus facile à ravoir !).

En plus, au Pôle, on n’a aucun pressing. Faut que je le fasse à la main, comme vous avant.

Alors, entre mères, j’ai pensé que vous pourriez m’aider, et c’est à vous que je fais ma liste de cadeaux : je voudrais recevoir (le plus vite possible) un de vos lave-linge, très grande capacité (c’est qu’il est pas mince, mon barbu), capable de laver les tissus de couleur avec des cols de fourrure. Merci.

Signé : Sororalement, votre amie désespérée,

Mère Noël.